Il est nécessaire de comprendre que le comportement alimentaire chez le chat implique différentes typologies d’activités : masticatoire, olfactive, intellectuelle. Il est également important de comprendre que notre petit félin est un animal « prédateur » : notre boule de poils a un instinct de prédateur et cela dicte certains de ses comportements, notamment dans le jeu. Il doit donc pouvoir exprimer ses comportements de chasse au quotidien pour être bien dans ses pattounes. Le comportement alimentaire du chat est multi-dimensionnel car il fait intervenir :
- Le mouvement (chasse, exploration)
- La mastication
- L’olfaction
- L’activité intellectuelle
Le budget temps* de notre Felis catus concernant son comportement alimentaire est réparti en moyenne entre 10 à 15 petits repas par jour. Les chats sont qualifiés de « grignoteurs naturels » car ils mangent souvent, en petites quantités. C’est un comportement hérité de leur nature de prédateur de petites proies.
Afin de respecter au mieux le comportement naturel du chat, il est recommandé de proposer les repas en libre-service, ce qui lui permet de manger à son rythme, en petites quantités, tout au long de la journée. Toutefois, ce mode d’alimentation peut favoriser le surpoids si le chat s’ennuie ou s’il ne parvient pas à s’autoréguler. Pour limiter ce risque et répondre pleinement à ses besoins félins, il est essentiel d’intégrer une dimension de chasse au moment des repas. Le chat doit pouvoir observer, analyser, réfléchir, mobiliser ses pattes et son flair pour accéder à sa nourriture, qu’il perçoit instinctivement comme une proie à capturer.
C’est à ce moment que les gamelles ludiques, les tapis de léchage et la recherche alimentaire prennent tous leur sens car ils vont permettre à notre matou d’exprimer l’ensemble de ses besoins liés au comportement alimentaire. Cela augmente son activité physique car il doit se déplacer, lever la patte, se baisser pour récupérer la nourriture et cela augmente son effet de satiété naturelle (lutte contre l’obésité). Il doit se concentrer pour récupérer la moindre parcelle de pâtée étalée sur le tapis de léchage (fonction anxiolytique naturelle). À noter que si le chat évolue dans un environnement appauvri : trop peu de stimulation, trop de nourriture disponible sans effort, pas assez d’activité physique et mentale. Cela va favoriser l’obésité, le stress et le développement de troubles du comportement (syndrome du Tigre, prédation sur les membres des propriétaires, anxiété et dépression)
En conclusion, proposer à son chat des repas interactifs et stimulants n’est pas un simple « bonus » : c’est une nécessité comportementale. Les gamelles ludiques, tapis de léchage et autres outils d’enrichissement alimentaire répondent à ses besoins de chasseur et de petit grignoteur. Ils l’aident à rester actif, équilibré, et surtout bien dans ses pattounes !
*Le budget-temps désigne la répartition, sur 24 heures, des différentes activités d’une espèce animale, comme la recherche et la consommation de nourriture, le repos, les déplacements, le toilettage, les interactions sociales,… Le budget-temps est un outil dans l’évaluation du bien-être animal.
