Chaque espèce a développé des sens intrinsèques à ses besoins spécifiques, issus de l’évolution, ses sens lui permettent de percevoir le monde différemment d’une autre espèce et lui permettent de s’adapter à son milieu de vie. L’environnement sensoriel propre à une espèce ou bien à un individu, est appelé Umwelt. Nous pouvons traduire cette notion par « monde propre » en français. Chez le chien (Canis lupus familiaris), ses 5 sens ont donc évolués pour qu’il puisse s’adapter au mieux à son milieu de vie :
– L’ouïe : 16 et 50 000 Hz (perçoit les ultrasons)
L’oreille canine a une anatomie particulière qui lui procure des capacités d’audition très développées. Chaque oreille peut bouger dans toutes les directions et indépendamment. L’ouïe chez le chien est essentielle dans le cadre de la communication entre l’homme et l’animal. Notre toutou peut identifier les variations de notre voix, les tonalités et distinguer des mots pour faciliter sa compréhension.
– L’odorat : 1 à 3 milliards de récepteurs sur sa muqueuse olfactive
Le chien perçoit les phéromones grâce à l’organe de Jacobson. L’odorat permet à notre toutou d’identifier son environnement, les personnes, ses congénères, de reconnaître son alimentation,… L’odorat est également un rôle clé dans sa communication avec ses congénères en diffusant des messages et en interprétant ceux émanant des autres, via notamment les phéromones sécrétées par les glandes anales, circumanales, auriculaires, vaginales, de la queue et des coussinets. Notre canidé de compagnie est ainsi capable de percevoir tout un panel d’émotions et de sentiments au travers des phéromones diffusées dans l’environnement. Son odorat peut être plus ou moins développé et peut se travailler, d’un individu à l’autre il existe des différences. Par exemple chez les chiens de police, l’odorat est très développé.
– Le goût : Environ 1600 cellules gustatives
Le goût chez le chien passe par l’odorat (l’organe de Jacobson), il sait donc en avance si l’aliment va lui plaire ou non sans y goûter. Il reconnaît les 5 saveurs primaires et il semblerait qu’une grande majorité des chiens apprécieraient plutôt le sucré.
– Le toucher : présence de vibrisses
Les vibrisses jouent un rôle crucial dans la proprioception du chien, lui permettant de définir la forme des objets ou leur texture. Le toucher, en combinaison avec ses autres sens, permet à notre boule de poil de compenser sa vision. Les coussinets lui envoient des informations sur les surfaces sur lesquelles il se déplace, la peau l’informe des sensations de chaud, de froid, de douleur, d’humidité et la truffe lui permet de sentir les objets (par contact et par le biais de l’odorat).
– La vue : 250 à 280°
La vue est le sens le moins développé chez le chien. Notre toutou a une vision monochromatique des couleurs, son spectre perçu s’étend du jaune au bleu, rendant le rouge invisible pour l’animal, il ne distingue pas les couleurs chaudes.
Il est nécessaire de prendre en compte les sens intrinsèques de nos animaux de compagnie, afin de mieux les comprendre. L’étude des 5 sens du chien nous permet de savoir comment il perçoit son environnement. Il faut observer et prendre du recul sur nos sens d’humain pour analyser comment notre matou perçoit et évolue dans son milieu de vie avec ses propres sens.